Carol Jordan la flic et Tony Hill le profileur sont de retour et c’est tant mieux.
Tony se retrouve hospitalisé après une attaque particulièrement violente d’un patient de l’hôpital psychiatrique où il travaille. Une jambe en morceaux l’immobilise et le tient à la merci de sa mère par particulièrement aimante. Pourtant, cela ne l’empêchera pas d’aider Carol, parfois même contre son grès, lorsque celle-ci se retrouve confrontée à plusieurs meurtres et à un attentat. Mais quel est le lien entre les victimes d’empoisonnement et une bombe dans un stade? La forêt cache-t-elle l’arbre?
On retrouve tous les membres de l’équipe de Carol Jordan avec beaucoup de plaisir: Paula qui essaye de garder son équilibre après l’épreuve de sa dernière mission, Sam qui continue de la jouer solo ou encore Stacey qui observe. Mais surtout, on en apprend encore un peu plus sur Tony et son passé, assez pour mieux saisir ce qui l’a conduit à être psychiatre et ce qui le rapproche de ses patient. Et on avance dans la relation confuse qu’il entretient avec Carol, le tout sans jamais tomber dans un romantisme facile ou une analyse trop simple qui gâcherait l’atmosphère définitivement polar.
Dans cette cinquième enquête, Val McDermid touche aussi au terrorisme mais elle le fait de façon originale en contournant la question car toute attaque publique n’est pas forcément du terrorisme musulman et les médias ont parfois tendance à l’oublier. Ses personnages essayent d’attendre d’avoir tous les éléments en main pour juger même s’ils se fient parfois à leur instinct. Elle montre une société anglaise soudée qui peut se retourner contre certains des siens en quelques instants et c’est une vision qui me semble très réaliste. La peur engendre parfois des réactions de violence sans réflexion.
Le suspense est comme toujours bien présent et on se lance dans l’enquête aux côtés de l’équipe de Carol avec toujours autant de plaisir. Polar et auteurs écossais? Les deux vont encore une fois bien ensemble.
Val McDermid, Sous les mains sanglantes, Éditions le Masque, 2009 (Beneath the Bleeding, 2007) traduit de l’anglais par Philippe Bonnet et Arthur Greenspan.
Trente cinq ans plus tard, ils essayent de réussir leur vie, plus ou moins bien selon les cas. L’incident est ancré en eux. Leurs chemins vont se croiser à nouveau et ils n’auront pas le choix d’affronter leur passé pour pouvoir continuer à vivre.
Un pêcheur trouve le corps d’une petite fille noyée et Patrick Hedström, le conjoint d’Erica, est envoyé sur place. Lorsque le médecin légiste découvre de l’eau douce dans ses poumons, le meurtre ne fait plus de doute. L’enquête prend un tour très personnel puisqu’il s’agit de Sara, la fille d’une amie d’Erica. Le meurtrier se trouve-t-il au sein de la famille même ou venait-il de l’extérieur?
Jean Lemieux écrit également pour la jeunesse et il avait déjà quelques polars à son actif que je n’ai pas encore lu. Je devrais peut-être.
Il s’agissait de Arthur & George de Julian Barnes. Deux prénoms seuls formant un titre pour nous attirer. Arthur? Mais c’est élémentaire mon cher Watson, il s’agit d’Arthur Conan Doyle. Et George?
le du lien ambigu que Doyle entretient avec son célèbre héros, celui-ci lui ayant donné gloire et reconnaissance et en même temps l’empêchant d’écrire autre chose puisque ces lecteurs le pressent de ne pas s’arrêter. C’est aussi la découverte du spiritisme dont il sera jusqu’à la fin un ardent défenseur.