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La culture peut être dangereuse

25/09/2017

Je commence toujours les recueils de la série Crimes à… avec une légère appréhension, doublée d’une excitation évidente : est-ce que je vais tout aimer? Qui vais-je découvrir ? Est-ce que je vais être déçue par un auteur que j’appréciais tant ? Ah, les troubles de lectrice !

Mais remettons dans le contexte pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le concept. Un jour, Richard Migneault a eu l’idée de réunir des auteurs de polar québécois pour les faire plancher sur un même thème, cela a donné Crimes à la librairie. Le succès fut évident, les auteurs qui n’avaient pas pu participer écrivaient au directeur : et moi ? Et moi ? Donc, rebelote, cette fois-ci pour Crimes à la bibliothèque. Le lecteur était ravi, ayant eu l’occasion à ce moment-là de découvrir ou redécouvrir plus d’une trentaine d’auteurs d’ici ; mais il se demandait comment le concept allait pouvoir continuer tout en ne se répétant pas.

Crimes au muséeOn peut faire confiance à Richard pour avoir toujours un nouveau projet qui l’enthousiasme et nous surprend et voilà, tout juste sorti des presses québécoises, Crimes au musée. Je spécifie québécois, parce que la version française est, elle, parue au printemps chez Belfond. Eh oui, ce nouveau-né de la série est allé chercher des plumes des deux côtés de l’Atlantique, avec une coédition à la clé.
La deuxième particularité du recueil est qu’il ne réunit que des femmes. On peut donc aller vérifier s’il existe une écriture féminine dans le polar. Ma réponse après lecture ? Pas sûre, genre distinct, thématiques diverses et degré d’hémoglobine variable, il y en a pour tous les goûts ! Cela n’en reste pas moins intéressant de voir ces femmes si différentes dans leur vie, leurs carrières et leurs écrits faire face à la même contrainte. 18 auteures qui nous offrent leur vision du crime au musée ! Je pourrais faire la liste des lieux visités : le Japon avec Dominique Sylvain et Claire Cooke, le Rwanda avec Geneviève Lefebvre, la Turquie avec Florence Meney ou bien encore Venise avec Stéphanie de Mecquenem. Je pourrais parler de la diversité des moyens du crime : poison, machette made in China, arme à feu ; quand le crime est un meurtre d’ailleurs, même s’il l’est souvent dans le livre. J’ai aussi constaté que la thématique de la vengeance est très présente, et en général perçue comme tout à fait excusable. Aurais-je trouvé là une particularité de l’écriture féminine ? Peut-être.

Comme dans tout recueil, il y a des préférences pour certains textes. Après tout, les lecteurs ne se ressemblent pas. Et comme dans les deux livres précédents, certains auteurs trichent un peu avec le thème, forçant l’idée du musée plutôt que l’utilisant comme une part entière de leur histoire. Mais j’ai envie de vous parler de celles que j’ai préférées.

Dans le léger, j’ai bien aimé l’hommage de Stéphanie de Mecquenem au roman à énigme et j’irai sûrement découvrir son duo d’enquêteurs. Les amateurs d’Agatha Christie apprécieront. De la même manière Andrée A. Michaud rend, de son côté, hommage au roman noir. Il faut faire attention à bien choisir la dame avec qui on danse ! Il y a aussi le revirement de la fin écrite par Ingrid Desjours, voilà une nouvelle à chute ! Ou encore les personnages de Dominique Sylvain qui nous amène dans le Japon où elle a passé quelques années. J’espérais d’Ariane Gélinas une atmosphère troublante et j’ai été comblée, l’auteure sait semer le doute. D’ailleurs, Claudia Larochelle m’a surprise en allant jouer elle aussi dans une ambiance dérangeante qui rend son texte assez fort.

Enfin, si l’on parle d’écriture, il semblerait que je devienne chauvine, puisque sans que je le veuille, ce sont trois Québécoises qui emportent mon vote. Florence Meney, Geneviève Lefebvre et Martine Latulippe ont des styles propres, différents, mais qui ne laisse pas indifférent. À la fois poétiques et efficaces, ils amènent tous vers des fins qui ne peuvent qu’être funèbres ; après tout, c’est un recueil de polar !

Crime au musée est donc le digne petit frère des deux titres précédents. On peut espérer qu’en outre, ils permettront aux Français de découvrir les plumes d’ici. Pour moi, c’est l’occasion de retrouver celles que j’apprécie déjà, d’en lire de nouvelles et de me dire que je ne sais toujours pas s’il y a vraiment une écriture féminine de polar, mais qu’il y a quand même de sacrées auteures !

Sous la direction de Richard Migneault, Crimes au musée, Druide, 2017 (publié chez Belfond en France)

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Attention, bibliothèques dangereuses

08/11/2015

L’an dernier, on avait décidé de ne plus vraiment fréquenter les librairies, elles devenaient bien trop funestes. Vous vous étiez réfugiés dans les bibliothèques ? Mauvaise idée, vous n’y êtes pas plus à l’abri d’un crime, comme vous pourrez le voir dans le nouveau recueil publié aux Éditions Druide, Crimes à la bibliothèque.

crime-biblioEncore une fois, Richard Migneault a réussi son pari : réunir des nouvelles aussi variées sous une seule couverture pour faire rencontrer aux lecteurs des facettes du polar d’ici. Il a contacté 17 auteurs différents du premier volume, Crimes à la librairie, leur a donné la contrainte du lieu et voilà !

Vous retrouverez dans ce livre des noms que vous connaissez probablement déjà et d’autres que vous aurez beaucoup de plaisir à découvrir. Anna Raymonde Gazaille signe un texte très fort, intitulé Guerrière, à la limite du roman policier, mais qui nous amène au-delà de nos frontières dans une histoire universelle. François Lévesque, avec Combustion lente, s’intéresse à un problème plus proche, celui de l’intimidation, et il le fait avec beaucoup de talent. Elles sont probablement mes deux nouvelles préférées, mais d’autres ne sont pas loin derrière. Laurent Chabin donne au recueil la touche d’humour noir qu’il manie si bien, attention, La littérature est un plat qui se mange froid. Maxime Houde a décidé de s’essayer au western avec un cowboy vengeur, cela marche pour moi. Vous ne regarderez plus les usagers de la Grande Bibliothèque de la même manière après avoir lu la nouvelle d’André Marois et Martin Winckler nous offre un crime dans une pièce close tout en nous permettant de renouer avec Boris Vian. Jacqueline Landry, quant à elle, installe une ambiance mystérieuse; ne croyez pas tout ce que vous voyez et obéissez aux bibliothécaires. Et puis il y a les autres aussi : Hervé Gagnon qui nous amène en Enfer, cette partie des bibliothèques où l’on retrouve les ouvrages licencieux ou dangereux ; François Barcelo, fidèle à lui-même, haït, cette fois-ci, les livres. Jean Lemieux revient avec son héros André Surprenant et vous lirez également David Bélanger, Roxanne Bouchard, Sylvie-Catherine de Vailly, Michel Jobin, Maureen Martineau, Maryse Rouy et Francine Ruel.

Vaste programme, qui nous permet de voir comment les auteurs jouent avec la contrainte qui leur est donnée et en font quelque chose de complètement différent pour chaque texte. Le lecteur sera bien sûr amené à en préférer certaines plutôt que d’autres selon ses goûts personnels, mais je n’ai été vraiment déçue par aucune.

Le polar québécois continue de prendre de l’envol et de nous prouver que sa communauté est bien vivante et qu’il y en a pour toutes les envies. Vous ne les connaissez pas encore ? Procurez-vous Crimes à la bibliothèque et son grand frère Crimes à la libraire. Vous n’aurez que l’embarras du choix pour vos prochaines lectures !

Sous la direction de Richard Migneault, Crimes à la bibliothèque, Druide, 2015.

Je ne pouvais pas laisser passer l’occasion d’en savoir plus sur le livre; Éric et moi avons donc invité Richard Migneault et deux de ses auteurs à Mission encre noire. Cela a été une heure passionnante en compagnie du directeur du recueil, d’Anna Raymonde Gazaille et de Martin Winckler, où nous avons parlé d’écriture, de comment choisir un sujet, d’inspirations, de polar québécois et de crimes bien sûr. À vos podcasts !

mission encre noire mini

Du québécois et du québécois

25/05/2015

Je me balade peut-être du côté de Knowlton, mais je n’arrête pas de lire pour autant. Ces temps-ci, je la joue québécois (j’écris ça, mais en même temps, je débute le dernier Michael Connelly), disons plutôt que mes deux lectures précédentes venaient d’ici.

Je commence par la nouvelle collection noire des éditions Héliotrope. Pour l’instant, deux titres parus : Une église pour les oiseaux de Maureen Martineau et Excellence Poulet de Patrice Lessard. Premier constat, j’aime le format et le design, ils attirent le regard juste dans le bon sens.

Excellence pouletLa 4e de couverture d’Excellence Poulet m’a plu, en particulier la description de l’enquêteur : « Gil Papillon, notre héros, fréquente la rôtisserie Excellence Poulet, à un jet de pierre de la garderie. Il n’a rien à voir dans cette histoire, mais il est curieux et, depuis son retour forcé du Portugal, s’ennuie. C’est comme ça qu’il finira par s’en mêler. »

Se mêler de quoi ? De l’assassinat de Luc Touchette, propriétaire d’une garderie. On a retrouvé son corps derrière son lieu de travail. Qui a fait le coup ? Peut-être quelqu’un de la rôtisserie voisine, parce que tout le monde sait qu’il y a plus ou moins des liens entre ces gars-là et les Hells. Ou cela vient du salon de massage érotique qui donne aussi sur la ruelle. De toute façon, la police s’en fout un peu, elle a des suspects potentiels à volonté. Alors quand un des cuistots du resto est inquiété, le patron demande à Gil de jeter un coup d’œil. Il doit s’y connaître, non, puisqu’il a été détective privé au Portugal ? Et puis, en plus, il s’ennuie dans sa job un peu plate dans un pawnshop. Le voilà donc qui se met à arpenter les rues de Montréal, à la recherche d’il ne sait trop quoi.

Puisque je reviens d’une fin de semaine à parler polar et distinction du genre, je pense qu’il faut spécifier tout de suite que cela n’est pas du tout un roman à énigme. La question de connaître l’assassin de Luc Touchette finit par être oubliée dans cette description d’une atmosphère et dirons-nous, d’une faune particulière. Pas qu’on s’en moque, mais pas loin, c’est le reste qui nous intéresse, les personnalités du resto Excellence Poulet, les éducatrices de la garderie ou encore les masseuses du Salon Spa Afrodite.

Et Patrice Lessard les installe très bien, souvent en quelques phrases seulement, principalement dans des dialogues. Il laisse d’ailleurs ces derniers dans le texte, ce qui surprend au début, mais donne un certain rythme par la suite. Je me suis également dit que 10 ans au Québec avaient changé mon vocabulaire, j’aurai été bien perdue à mon arrivée.

L’auteur s’amuse à faire des retours dans le temps, autour de ce moment-clé de l’assassinat de Luc Touchette, là encore en nous faisant confiance pour nous y retrouver.

Finalement, c’est un texte ancré dans son époque et son quartier puisque j’y ai reconnu les rues pas très loin de chez moi et des allusions à la politique et au Québec actuel, qui ne pourront que faire sourire les lecteurs.

Un très chouette début pour cette collection chez Héliotrope.

Deuxième étape, le nouveau roman de Florence Meney, L’encre mauve.

Il y a d’un côté la découverte horrible d’un crime familial, une mère et ses jumelles assassinées. Le père, un policier, est retrouvé dans les environs. Qu’est-ce que qui l’a poussé à l’acte ? On le comprendra au fil des pages et du procès, si toutefois un geste pareil peut vraiment s’expliquer.

Encre mauveEn parallèle, on suit Laura, que l’on avait déjà rencontrée dans un roman précédent. Éditrice, elle vient de perdre son patron et ne sait plus où elle en est professionnellement. Elle est alors contactée par un juge qui lui propose un manuscrit plus que troublant, par lequel elle est à fois attirée et complètement dégoûtée. L’homme écrit-il vraiment de la fiction ou y-a-t-il beaucoup de lui dans ce texte ?

Nous ne sommes pas dans un roman à énigme classique, mais plutôt dans un thriller psychologique. Laura est entraînée contre son gré dans une direction qui pourrait être fatale à quelqu’un. Ce n’est pas mal amené, mais cela manque peut-être un peu de tension et de rapidité dans le récit.

Ce que j’ai trouvé plus intéressant, ce sont toutes les pistes de réflexion que Florence Meney pose dans son livre. Le sujet du drame familial est complexe et elle le traite comme tel. Celui qui commet un tel acte est-il seulement le mal absolu ? Elle montre cette ambiguïté à travers le personnage du flic enquêteur qui est tiraillé entre l’horreur de ce qu’il a vu, le besoin de déshumaniser le coupable et en même temps, une expérience qui lui a appris que tout le monde est capable du pire ou presque.

Et puis il y a l’autre intrigue, qui intéressera peut-être plus ceux qui connaissent l’édition ; celle autour du nouveau patron de Laura, le neveu de l’ancien propriétaire, qui, contrairement à son prédécesseur, ne pense qu’en terme de chiffres, de best-sellers et de résultats. Comment faire quand on aime son métier, mais qu’il faut bien vivre ? Et il nous vient en tête certains noms dans le domaine littéraire. Le livre comme produit ou exception culturelle ? Le camp de Florence Meney est choisi et il est le même que le mien. Elle avait d’ailleurs déjà touché à ce sujet dans sa nouvelle du recueil Crimes à la librairie, qui parlait d’un marchand de livres vendeur de bébelles et autres préfabriqués «culturels».

Cela a ajouté à mon plaisir de lire cette Encre mauve, dans laquelle l’histoire en elle-même ne suffisait pas tout à fait. Il manque peut-être un petit plus, une rapidité dans le récit et il y a un peu trop de personnages facultatifs, mais Florence Meney est de ces auteurs qui me donnent l’impression que si ce n’est pas tout à fait parfait, on est sur la bonne voie pour l’être la prochaine fois.

Patrice Lessard, Excellence Poulet, Héliotrope, 2015.

Florence Meney, L’encre mauve, Druide, 2015.

Amour et vengeance à la radio

26/03/2014

Mission encre noireHier soir, c’était le temps de la carte blanche à Carnets Noirs dans Mission encre noire. Cette phrase est d’ailleurs dure à dire à la radio sans se prendre les pieds dans les car et les noirs. Mais qu’importe, j’ai donc retrouvé Éric pour parler polar une fois de plus.
Au programme, un roman qui a été un coup de cœur pour tous les deux, Empty Mile de Matthew Stokoe, publié chez Gallimard à la Série Noire. Une histoire de vengeance et d’amour, le tout accompagné de la recherche d’un mystère : y-a-t-il de l’or à Empty Mile ? C’est noir, sans être dépourvu d’émotions, et cela montre bien à quel point l’homme est capable de tout soi-disant par amour, surtout du pire.
C’est également l’occasion pour Stokoe d’écrire une belle romance entre deux handicapés mentaux, ce qui n’est quand même pas courant dans le polar et qu’il fait avec justesse, sans trop en faire.
Pour toutes les autres raisons qui nous ont fait aimer ce roman, écoutez donc l’émission, en ligne et en balado sur CHOQ.ca.

Le deuxième titre que j’avais choisi de chroniquer l’a déjà été ici. Il s’agit de Prague fatale de Philip Kerr. Il faut bien en donner pour tous les goûts à la radio aussi.

Crimes_a_la_librairieMon prochain rendez-vous à Mission encre noire va être pour très bientôt puisque nous aurons une émission spéciale d’une heure lundi 31 mars à 16 h. Nous y parlerons d’un livre que j’attendais avec impatience et qui est enfin arrivé en librairie aujourd’hui ! Richard Migneault, de Polar, noir et blanc, a eu l’idée de demander à 16 auteurs de polars québécois de lui concocter une nouvelle sur un thème imposé. Cela a donné Crimes à la librairie, publié aux Éditions Druide. L’occasion de découvrir dans un même recueil des écrivains aux styles très différents et à l’imagination débordante. C’est fou ce qu’on tue en librairie !
Rendez-vous donc chez votre libraire pour vous procurer le livre et à 16 h lundi prochain sur CHOQ.ca avec des invités-surprises. Je retourne de mon côté lire comment assassiner un collègue ou un client et promis, je vous en parle bientôt sur Carnets Noirs (du livre, pas de mes machinations).

Fin de semaine polardeuse à Saint-Pacôme!

07/10/2013

Me voilà de retour! D’où? Mais de Saint-Pacôme évidemment. Ceux qui me suivent sur Facebook et Twitter le savent (et oui, la fille est connectée), j’ai passé cette dernière fin de semaine dans le Bas-du-Fleuve dans la capitale mondiale du roman policier.

Comme chaque année depuis douze ans, on y a récompensé le roman policier québécois de l’année et comme chaque année depuis trois ans, j’ai eu le plaisir d’y aller aussi.

Je l’ai déjà écrit, Saint-Pacôme est un beau petit village près de Kamouraska et ce samedi 5 octobre, c’est le polar qui était à l’honneur.

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La table ronde

L’après-midi a commencé par une table ronde sur le thème du Polar sur le divan. Dans les fauteuils: Martin Michaud, André Jacques, Geneviève Lefebvre, Norbert Spehner et René Racine, psy de son état, avec Éliane Vincent pour interroger tout ce beau monde.

Verdict: la réalité dépasse souvent la fiction, même si les auteurs prennent beaucoup de liberté pour mieux nous tenir en haleine. Vous imaginez si tous les tueurs en série de papier existaient vraiment! Mais le roman policier permet une catharsis pour le lecteur (et probablement pour l’écrivain aussi). Tout se résout ou presque, la normalité est rétablie.

Une chose est sûre, la psychologie joue une part de plus en plus importante dans le polar actuel et les auteurs travaillent au réalisme de leurs personnages. La question posée par Martin Michaud n’a par contre pas été réglée: quel serait le diagnostic du psy présent sur tous ces auteurs?

Suivait le cocktail de monsieur le maire à la bibliothèque. Vous devriez voir le lieu: de grandes baies vitrées ouvrent sur la rivière Ouelle, un plaisir pour s’installer et lire.

Et enfin, ce que nous attendions tous, le gala en lui-même. La salle avait été décorée pour l’occasion et donnait parfaitement le ton de la soirée, de vieux polars aux murs et sur les tables nous ont permis de découvrir quelques quatrièmes de couverture plutôt drôles. Le souper était excellent comme d’habitude. Voilà pour le cadre.

Et les résultats alors?

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Martin Michaud fait son discours!

Il y avait trois finalistes pour le prix Saint-Pacôme: Mario Bolduc avec La nuit des albinos (Libre Expression), André Jacques avec De pierres et de sang (Druide) et Martin Michaud avec Je me souviens (Goélette). Le vainqueur a été annoncé à l’issue de la soirée, mais je ne ferai pas durer le suspense, c’est Martin Michaud qui a reçu le prix. C’était d’ailleurs son deuxième puisqu’il l’avait déjà eu pour La chorale du diable en 2011. Félicitations aux autres finalistes aussi qui méritaient largement leur place à la table.

Mais d’autres ont été récompensés! Geneviève Lefebvre a obtenu le prix coup de cœur du club de lecture pour La vie comme avec toi aux éditions Libre expression. Et j’en suis très heureuse puisque je fais partie des membres et que nous l’avions choisie parmi les 35 livres en lice. 2013 aura également vu l’apparition d’un nouveau prix, celui de la relève ou coup de cœur du jury qui sera offert à un roman que le jury officiel veut mettre à l’honneur. C’est Jean Charbonneau qui l’a reçu pour Tout homme rêve d’être un gangster publié chez Québec-Amérique.

Finalement, les auteurs débutants ne sont pas en reste avec le concours de nouvelles. Cette année, c’est Chloé Barbe qui a gagné et j’en parle parce qu’elle avait déjà été remarquée du côté junior en 2011 et que je lui ai aussi remis un prix pour une nouvelle dans un concours de l’Université de Montréal. Un nom à surveiller! J’ai l’impression qu’on va la voir bientôt dans le paysage littéraire!

Ce fut donc une soirée chargée en récompenses et qui a mis à l’honneur le polar d’ici et c’est tant mieux.

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous dans quelques semaines à Mission encre noire, puisque j’ai ramené dans mes bagages un peu de son que j’ai envie de partager!

Nous sommes reparties le lendemain vers Montréal après un déjeuner en très bonne compagnie en nous disant à l’année prochaine. Parce qu’il n’y a aucun doute là-dessus, je reviendrai! J’ai rencontré là-bas des passionnés qui sont devenus mes amis-de-l’est et je rentre chaque année chargée à bloc avec l’impression de faire partie de quelque chose d’important qui aide les auteurs!

Alors, merci à toute l’organisation pour cette très chouette fin de semaine toujours conviviale et chaleureuse et pour tous vos efforts pour parler des polars québécois et puis merci spécial à Éliane bien sûr, à Claudette pour l’accueil et à tous mes collègues du club de lecture! Pour des photos, allez donc voir chez Richard de Polar, noir et blanc, il a mitraillé de tout côté. Et si vous voulez des détails, suivez la Société du roman policier sur Facebook!