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Rentrée des classes et prix Saint-Pacôme

23/08/2017

C’est la rentrée des classes ! La mienne du moins. Il était temps, je m’ennuyais du clavier sans m’y mettre pour autant. Ah, procrastination, quand tu nous tiens !

Et puis, il y a aussi le fait que la libraire ne l’est plus, libraire ! Ce qui me donnera d’autant plus envie de partager mes lectures puisque j’aurai moins l’occasion de le faire tous les jours. Mais je ne quitte pas le monde du livre et on risque de me croiser dans les salons, principalement de l’autre côté de l’océan pour discuter de littérature québécoise (et de polar, of course !) avec les lecteurs européens.

Donc, voilà, nouvelle vie ! Mais assez sur moi, parlons bien, parlons noir.

On connaît depuis quelques jours les finalistes du Prix Saint-Pacôme. Il s’agit de :

– Frères d’infortune, Marie-Ève Bourassa, VLB.

– Où le soleil s’éteint, Jacques Côté, Alire.

– L’autre reflet, Patrick Senécal, Alire.

Je ne peux pas juger, je n’ai lu que le roman de Marie-Ève Bourassa, que j’avais beaucoup aimé d’ailleurs. Et vous ?

Aura également lieu la remise du prix Saint-Pacôme international décerné par les libraires du Québec. Les trois finalistes 2017 sont :

– Jusqu’à l’impensable, Michael Connelly, Seuil.

– Quand sort la recluse, Fred Vargas, Flammarion.

– Cartel, Don Winslow, Seuil.

Puisque je ne fais plus partie du jury, je peux ouvertement avouer que mon cœur balance pour Cartel de Don Winslow, qui a été une de mes claques de l’année. Mais je suis certaine que mes anciens collègues choisiront bien !

Le gala de Saint-Pacôme est aussi l’occasion d’autres prix, comme le prix Saint-Pacôme jeunesse, le Prix Jacques-Meyer du premier polar (que Marie-Ève Bourassa avait déjà reçu), ainsi que des prix de nouvelles.

Enfin, on y remet le prix Coup de cœur des amis du polar. La nouveauté cette année (qui, d’ailleurs m’avait échappé) est que le public peut voter en ligne. Vous avez jusqu’au 15 septembre pour participer. Il vous suffit d’aller sur le site.

Les lauréats seront comme d’habitude annoncés lors du gala qui aura lieu le 7 octobre. En attendant ? Lisons donc ces polars québécois !

Et pour ceux qui auraient envie d’aller promener dans le bas du fleuve, la fin de semaine polar commencera dès le vendredi soir avec une conférence, puis un salon du livre en journée le samedi avec des animations. Surveillez la page Facebook de la Société du roman policier de Saint-Pacôme !

Décorations, cadeaux et Top de l’année

11/12/2016

Décorations, check ! Musique de Noël dans les commerces, check ! Manteau de neige sur Montréal, recheck !

Ça y est, on y est, on est prêt ! C’est définitivement la période des fêtes. Alors avant de perdre le contrôle et de courir partout au boulot comme un poulet pas de tête (j’adore cette expression), je me dis qu’il est temps de vous annoncer le traditionnel top 5 de l’année puisque je me suis prêtée à l’exercice pour la librairie. Et puis, ça pourrait donner des idées de cadeaux pour ceux qui n’ont pas encore commencé leurs achats.

Comme d’habitude, le choix fut difficile (eh oui, j’ai du mal à me souvenir ce que j’ai lu dans l’année) et déchirant (il y a toujours un sixième qui aurait pu/dû être présent), mais bon, puisqu’il faut se lancer. Voilà, sans ordre particulier, mon top 5 de mes lectures parues cette année :

Ma part de Gaulois, Magyd Cherfi, Actes Sud. Pour la langue poétique, la réflexion sur l’immigration et l’intégration, le rapport au langage et l’accent de Toulouse. Et non, ce n’est pas du polar!

Le fils, Jo Nesbø, Gallimard. Parce que Nesbø, bien sûr ! Et puis parce qu’il réussit à faire changer notre regard sur les personnages au fil du récit d’une manière parfaite.

Sans terre, Marie-Ève Sévigny, Héliotrope noir. On manque terriblement de roman noir engagé au Québec, mais heureusement, de nouvelles voix arrivent. C’est le cas ici avec une histoire sur l’écologie et la corruption.

Cartel, Don Winslow, Seuil. J’avais adoré La griffe du chien, Cartel est définitivement une suite à la hauteur ! C’est noir et probablement très représentatif de l’hyper violence qui règne sur les territoires des cartels mexicains.

La loterie, Miles Hyman et Shirley Jackson, Casterman. Parce que la nouvelle de Shirley Jackson parue en 1948 n’a pas pris une ride et que l’adaptation en bande dessinée réalisée par son neveu est géniale.

Et puis, bon, puisque je suis chez moi et que je fais ce que je veux, je rajoute :

Viens avec moi, Castle Freeman, Sonatine. Pour l’humour noir et la situation absurde et pourtant complètement crédible.

Dodgers, Bill Beverly, Seuil. Un road trip américain avec des ados de gangs qui ne sont jamais sortis de chez eux.

Si, avec ça, vous ne savez pas quoi offrir ou que votre public est difficile, pensez référence et optez pour Le détectionnaire de Norbert Spehner chez Alire.

Allez hop, je repars dans ma course des fêtes. Joyeux Noël!!

Un été en librairie sous le signe du polar !

09/06/2016

Avec mes collègues de la librairie Monet, nous avons décidé qu’il n’y avait rien de mieux que l’été pour mettre en avant le roman policier. Pour les trois mois à venir, nous avons donc préparé une salle entièrement consacrée au genre qui, je l’espère, satisfera même les lecteurs les plus exigeants. Vous trouverez une large sélection de romans, et surtout, nous avons décidé d’inclure tous les styles puisque le polar jeunesse est bien présent ainsi que la bande dessinée.

Donc, Montréalais et visiteurs, n’hésitez pas à venir nous voir d’ici la fin du mois d’août, nous serons là pour vous conseiller et si je suis là, cela me fera très plaisir de discuter polars avec vous!

En plus, même si je vous préviens un peu tard, nous avons aussi des événements !

Le premier se déroulera dès ce soir sur le thème du lieu dans les romans en compagnie de trois auteurs, il y en aura par la suite pour tous les goûts et tous les âges.

Voici le programme ! On s’y voit?

Programmation Monet polar

Les prix Tenebris

08/06/2016

Et voilà, encore un long silence ! Pourtant, les mots s’accumulent sur mon ordinateur. C’est simplement qu’ils sont publiés ailleurs. Surveillez donc les prochains numéros de la revue Les libraires et d’Alibis et vous verrez ce que j’ai rapporté des Printemps meurtriers de Knowlton.

En attendant, et très en retard, il était temps que je communique les vainqueurs des prix qui ont été remis cette fin de semaine là pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore.

Heure sans ombreLe premier à avoir été annoncé était une primeur qui a surpris le public présent au souper : le prix du meilleur roman policier québécois. Cette nouvelle distinction permettra chaque année au jury de récompenser un livre d’ici dans cette sélection internationale. Celui-ci est allé à Benoit Bouthillette pour L’heure sans ombre chez Druide. L’auteur était visiblement ravi et très ému et vous devez vous douter de ma joie, puisque ce roman a été un énorme coup de cœur pour moi l’an dernier.

Il y a eu ensuite le prix du meilleur vendeur québécois. Il est calculé selon le système Gaspard qui recense les ventes de la plupart des librairies. Ayant été remis tout d’abord à Chrystine Brouillet pour 6 minutes chez Druide, un deuxième lauréat a été récompensé après une reclassification, Faims de Patrick Senécal, chez Alire. C’est donc un duo de gagnants cette année.

Le prix Coup de cœur était également une nouveauté de 2016. Ce prix est une manière pour le jury de laisser parler leur impression de lecteur et de présenter un titre qui leur a plu parmi la sélection. Patrick Senécal est reparti avec un deuxième prix pour Faim.

Et enfin, bien sûr, c’était la remise du Tenebris, qui récompense le meilleur roman policier de langue française distribué au Québec. Je rappelle que les 5 finalistes étaient :

Affaire Myosotis

Du sang sur ses lèvres, Isabelle Gagnon, Héliotrope

L’affaire Myosotis, Luc Chartrand, Québec-Amérique

Les temps sauvages, Ian Manook, Albin Michel

La pieuvre, Jacques Saussey, éditions du Toucan

Faims, Patrick Senécal, Alire

Et le gagnant est L’affaire Myosotis. Ce roman cumule les récompenses puisque Luc Chartrand avait déjà reçu le prix Saint-Pacôme à l’automne dernier et qu’il a remporté depuis le prix Arthur Ellis. Et dire que je ne l’ai même pas encore lu, il serait temps que je me rattrape.

Cette soirée marquait la fin d’un festival riche en rencontres. Une belle manière de fêter le polar d’ici et d’ailleurs.

Les Printemps meurtriers, des prix et des finalistes

21/04/2016

Après la découverte du programme et des invités des Printemps meurtriers, c’est le moment de l’annonce des finalistes du Tenebris. Il s’agit du prix remis à la fin du festival, qui récompense le meilleur roman de littérature policière en langue française distribué au Québec (c’est un peu long, on va juste dire Tenebris !).

Cette année, les cinq livres en lice sont :

Du sang sur ses lèvres, Isabelle Gagnon, Héliotrope

L’affaire Myosotis, Luc Chartrand, Québec-Amérique

Les temps sauvages, Ian Manook, Albin Michel

La pieuvre, Jacques Saussey, éditions du Toucan

Faims, Patrick Senécal, Alire

Le prix est assorti d’une bourse de 1500 dollars, ce qui n’est pas négligeable pour les auteurs. De mon côté, j’en connais trois sur les cinq. À mes lectures, donc, si je veux me faire un avis complet.

Cette année verra aussi une nouveauté : le prix spécial du jury, qui sera donné à un polar québécois ayant retenu l’attention des jurés par sa qualité.

Et enfin, on remettra comme chaque fois le prix du meilleur vendeur québécois.

Toutes ces réponses, le dimanche 22 mai à la soirée de clôture du festival. Je me ferai un plaisir d’y être pour vous annoncer les gagnants !

Les meurtriers récidivent aux Printemps

05/04/2016

Ça y est, le programme des Printemps Meurtriers est sorti ! On avait hâte depuis un moment de savoir quels écrivains viendraient.

Cette cinquième édition (eh oui, c’est un anniversaire) aura lieu du 19 au 22 mai à Knowlton en Estrie et elle réunira 18 auteurs québécois et 3 étrangers. Lesquels ? Lesquels ? Du côté de ceux qui feront le voyage pour venir nous voir, nous pourrons rencontrer le Français Jacques Expert et l’Américaine Patricia MacDonald. Ce sera un plaisir également de retrouver un autre Français, Jacques Saussey, qui commence à être un habitué du Québec. Et oui, quand on a aimé, on y revient forcément !

Du côté des Québécois, quelques noms en rafale : Francine Ruel, Luc Chartrand, Chrystine Brouillet, Hervé Gagnon, Maureen Martineau, François Lévesque, Johanne Seymour et Ghislain Taschereau. Et puis d’autres fidèles bien sûr, comme Martin Michaud, Patrick Senécal, Benoit Bouthillette ou Jean-Jacques Pelletier.

Le communiqué nous promet plus de 20 activités au programme sur les deux jours : des classes d’écriture, des rencontres avec des auteurs, des animations adulte ou jeunesse ; le choix est large et va être difficile. Je serai présente bien sûr et j’ai déjà commencé à dessiner des petites croix mentales sur la liste : l’écriture du polar médical expliqué par Martin Winckler, check ! Polar vs Western en compagnie de Norbert Spehner, recheck ! Écrire au féminin, check encore ! Et ce n’est pas fini, tout semble intéressant. À vos programmes, c’est ici que ça se passe.

Et comme chaque année, on remettra à l’occasion du festival les prix Tenebris ; avec cette année une nouveauté : le prix spécial du jury, qui récompensera un roman québécois.

Je l’ai assez dit sur ce blogue, quand on aime le polar, aller aux Printemps Meurtriers de Knowlton est une évidence ! Les rencontres sont fabuleuses, les auteurs accessibles et l’atmosphère sympathique. En plus, le village est adorable. Et 5 ans, ça se fête, cela promet donc d’être mémorable. Alors, entourez les dates sur votre calendrier : les 21 et 22 mai. Toutes les informations sur les horaires, les invités et la billetterie sont sur le site internet des Printemps Meurtriers.

On se voit là-bas, hein ?

Printemps meurtriers

Un dernier petit tour et puis s’en va

04/01/2016

Ça y est, on y est. 2016, nouvelle année, nouvelle vie, nouvelles résolutions. C’est juste une date dans le calendrier ? Allez, laissez-moi rêver, quoi ! J’efface l’ardoise et je recommence.

Dans mon cas, ça veut dire que je reviens et que j’essaye de rester. Vade retro, procrastination ! Parce que j’aime ça, parce que ça me manque et parce que les lectures n’ont pas cessé, elles.

Mais bon, avant de tourner définitivement la page sur 2015 et de rentrer de plain-pied dans l’année qui débute, je me donne le droit de faire un retour sur les 12 mois précédents.

Qu’en restera-t-il dans mes annales personnelles ? Littérairement polar parlant bien sûr. Voici mon top 5, aussi juste que peut le permettre une mémoire de poisson rouge :

— Le petit dernier de Benoît Bouthillette, L’heure sans ombre, aux Éditions Druide. On l’a attendu 10 ans, il est enfin arrivé, et cela m’a ravi. Benjamin Sioui, son enquêteur, est au sommet de sa forme (ce qui dans son cas veut parfois dire légèrement délirant) et on visite Cuba en sa compagnie.

— Pour voyager encore plus loin, Les temps sauvages de Ian Manook chez Albin Michel. Le retour de Yeruldelgger, son policier mongol. Comme dans le premier, une intrigue solide, de l’action au bon endroit, des personnages originaux et qu’on a envie de suivre au bout de la steppe. En plus, le livre a remporté le prix Polar des libraires du Québec, l’auteur est très sympa et je sais maintenant écrire le nom de son flic sans vérifier trois fois ! Que demander de plus ?

— Direction la France avec une de mes auteures fétiches, Dominique Sylvain, et L’archange du chaos, chez Viviane Hamy. On aimait déjà ses duos précédents, on adopte les petits nouveaux immédiatement. Elle est plus classique puisqu’on suit des flics avec tout ce qui vient avec, mais cela ne veut certainement pas dire moins bon. C’est, je pense, un de ses romans les plus noirs, mais aussi un de ses plus prenants. Pourvu que l’équipe Carat revienne bientôt.

— On reste en France avec Elsa Marpeau pour Et ils oublieront la colère à la Série Noire. Une enquête de nos jours qui plongera une gendarme un peu particulière dans le passé de la France pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un magnifique roman sur la culpabilité et les secrets de famille.

— Pourquoi ne pas aller voir du côté de la BD, sans m’éloigner trop non plus ? Chose faite avec Chicagoland, publié chez Delcourt, l’adaptation d’une nouvelle de R.J. Ellory par Fabrice Colin et Sacha Goerg. Un crime, différents points de vue, qui a la vérité et sera-t-elle jamais révélée ?

Et finalement, mon collègue (c’est le top que j’ai fait pour le travail) aime bien nous permettre de rattraper un oubli de l’an dernier, avec un format poche. Dans mon cas, ce sera la découverte de l’espagnol Toni Hill avec L’été des jouets morts chez J’ai lu. Un libraire barcelonais m’avait parlé de cet auteur lors de mon passage dans sa ville, j’avais d’ailleurs acheté le roman en espagnol, mais je ne m’étais pas lancé. J’ai apprécié, avec donc un peu de retard, ce flic buté, un peu hors-norme et qui peut s’attacher à un crime comme seuls le font les détectives de papier. Là encore, une histoire qui revient sur le passé.

Si je récapitule, mon top 2015 est très francophone, principalement de France, avec un petit détour par le voisin ibérique. Aurais-je le mal du pays ou serais-je devenu patriotique ? Non, c’est simplement qu’ils sont très bons !

Je n’ai plus le choix, le regard vers l’arrière est fait, il faut me tourner définitivement vers le futur. On se revoit plus souvent en 2016 ?

Des envies d’être publié ?

19/10/2015

Bientôt une nouvelle critique, promis. Surtout que je viens de terminer Crimes à la bibliothèque et que je ne vous ai même pas parlé encore de mes lectures de vacances (parce que oui, après le décès temporaire de ma liseuse, je me suis tournée vers le bon vieux papier !).

Mais d’abord, je voulais vous faire part de mes nouveaux projets de collaboration.

On m’a demandé de me joindre à l’équipe des éditions Tête première et j’ai bien sûr accepté, vous vous en doutez. Avec d’autres, nous souhaitons vous offrir du polar et du roman noir de qualité. Je suis donc en mode recherche. Vous avez des textes ou vous connaissez des auteurs avec des textes qui pourraient me plaire ? À vos courriels ! J’ai des envies de découvertes.

Cela ne m’empêchera pas de poursuivre ici mes réflexions diverses et variées, de continuer de conseiller en librairie et de faire tout ce que je faisais déjà. Le monde du livre sous toutes ses facettes !

De retour du Bas-du-Fleuve

08/10/2015

Je reviens d’une fin de semaine parfaite, comme chaque année, bien sûr. Aller à Saint-Pacôme, c’est aussi retrouver les amis le temps d’un week-end d’automne, que demander de mieux ?IMG_1049

Et puis, on sentait une effervescence supplémentaire cette année, la volonté d’être plus actifs et d’offrir plus d’événements.

L’après-midi a débuté par un hommage à Jacques Mayer, le fondateur de la Société du roman policier de Saint-Pacôme, qui est décédé il y a quelques semaines. On y présentait son premier livre, qu’il n’aura malheureusement pas eu l’occasion de voir, intitulé Le retraité qui voulait écrire un polar. Les discours se sont succédé, tous touchants, même pour moi qui n’avais fait que croiser l’homme. L’ambiance était à l’émotion, mais certainement pas à la tristesse et nous avons continué sur le thème qui nous réunissait avec une discussion sur le meilleur polar du monde. Vaste débat, me direz-vous, mais on a de l’ambition à Saint-Pacôme. Des lecteurs et des auteurs avaient envoyé dans les semaines précédentes des listes de cinq titres. Norbert Spehner les a compilées et nous avons pu échanger nos points de vue. Résultats des votes : Les dix petits nègres d’Agatha Christie est le polar qui semble avoir le plus marqué les esprits. Il n’est peut-être pas le meilleur, mais il a certainement été lu par le plus grand nombre et nous avons tous été bluffés dans notre enfance par la solution apportée par la Dame du polar.

IMG_1036La suite de l’après-midi a été encore plus animée avec un quiz. Deux équipes de quatre personnes se sont affrontées pour répondre aux questions préparées par les organisateurs et posées par Éliane Vincent. Les auteurs présents n’avaient pas eu le choix de se joindre au jeu : Luc Chartrand, Guillaume Morrissette et Anna Raymonde Gazaille ont dû prouver qu’ils avaient bien leur place dans le monde polar ; le président d’honneur, Marcel Leboeuf, a lui aussi participé. Le tout dans la bonne humeur et avec beaucoup d’humour.

Il ne restait plus qu’à se préparer pour le gala. La salle avait été décorée pour nous rappeler les traversées en Orient-Express et l’omniprésente Agatha Christie et nous avons effectivement beaucoup voyagé, des steppes mongoles aux territoires palestiniens en passant par chez nous, à travers les livres qui ont été récompensés ce soir-là :

— Prix Saint-Pacôme du premier polar : L’affaire Mélodie Cormier de Guillaume Morrissette (Guy Saint-Jean)

— Prix coup de cœur : L’affaire Mélodie Cormier de Guillaume Morrissette (Guy Saint-Jean)

— Prix international du roman policier de Saint-Pacôme : Les temps sauvages de Ian Manook (Albin Michel)

— Prix Saint-Pacôme : L’affaire Myosotis de Luc Chartrand (Québec-Amérique)

Les gagnants, hormis pour l’étranger, étant présents, ils ont pu remercier eux-mêmes le jury et leurs lecteurs. J’ai été pour ma part très heureuse de monter sur scène en compagnie de Dominique Lemieux, le directeur général des Librairies indépendantes du Québec, pour annoncer le premier prix international. Ian Manook le méritait amplement.

Il était temps de terminer la soirée après toutes ces émotions et ces rencontres. J’en ai profité pour regarder les étoiles sur le porche de la petite maison qui m’accueillait, en compagnie de Milord le chat, elles sont tellement plus lumineuses que dans le ciel de Montréal. Un week-end parfait, je vous assure.

Il a fallu repartir le lendemain, en se disant qu’on se croiserait sûrement bientôt, ici ou là, puisque nous avons tous une passion commune, le polar. J’ai de mon côté pris les chemins de traverse et en allant voir le fleuve pour ne pas rentrer trop vite. C’est quand l’année prochaine ?

Et pour finir en souriant, voici la vidéo que Ian Manook a eu la gentillesse de nous envoyer pour la remise du prix.

Saint Pacôme from Françoise Manoukian on Vimeo.

Premier arrêt, Saint-Pacôme!

21/09/2015

Il faudrait bien que je revienne vraiment de vacances. À défaut d’Adriatique, je dois me remettre dans le bain du travail. C’est moins paradisiaque, mais cela a ses charmes aussi (le répéter souvent pour s’en persuader !).

Pas beaucoup de lectures pendant mes pérégrinations. Je n’avais pas le temps, ni vraiment l’envie, de m’arrêter des heures sur une chaise longue : trop de choses à visiter, de gens avec qui parler, de paysages à admirer. Des vacances comme je les aime, quoi.

Tout de même, deux remarques littéraires ou reliées :

Un : L’idée de ne pas apporter de livres papier, mais de tout placer dans une liseuse est à la base bonne. Mon dos m’a dit merci… la première semaine. Parce que quand l’appareil en question te lâche à peine arrivée à Zagreb alors que tu venais juste de commencer un roman, ça a tendance à fâcher un petit peu. Conclusion : Vive les librairies internationales à l’étranger et le look tortue (je vous jure, vu ma taille, si je tombe avec le sac, je ne me relève pas seule).Six compagnons

Deux : Les six compagnons, ça n’a pas aussi bien vieilli que Le club des cinq. C’est vrai quoi, Tidou et compagnie, elle n’est pas faite en sucre, Mady. Arrêtez de la prendre pour une cruche et de vous exprimer comme si vous aviez des cheveux blancs ! Ah la déception des souvenirs d’enfance.

Mais bon, fini les plages croates, les Pyrénées et la cuisine maternelle, il est temps de se tourner vers l’automne.

Comme d’habitude, celui-ci débute par la remise des prix de Saint-Pacôme qui aura lieu le samedi 3 octobre. Les organisateurs ont travaillé fort cette année et il y a du changement et de l’animation dans l’air.

logo st-PacomeCommençons par les prix. Seront remis, comme chaque année, le Prix de la relève pour le meilleur premier polar, le Prix coup de cœur qui est décerné par le Club de lecteur et, bien sûr, le Prix Saint-Pacôme qui récompense le meilleur polar québécois. Les finalistes de ce dernier sont :

L’affaire Myosotis, Luc Chartrand (Québec-Amérique)

Jeremiah, Hervé Gagnon (Libre expression)

Déni, Anna Raymonde Gazaille (Leméac)

Déjà un beau programme auquel s’ajoute une nouveauté, l’arrivée d’un prix international du roman policier. Celui-ci s’est créé en partenariat avec les Librairies indépendantes du Québec et le jury sera composé de libraires. Vous imaginez bien que je suis ravie puisque ma librairie est membre et que cela me donnera une excuse de plus (si j’en avais besoin) pour me rendre dans le Bas-du-Fleuve.

Les finalistes de ce nouveau prix sont déjà connus. Il s’agit de :

L’effet papillon, Jussi Adler-Olsen (Albin Michel)

Les temps sauvages, Ian Manook (Albin Michel)

Temps glaciaire, Fred Vargas (Flammarion)

Tous les gagnants seront annoncés le 3 octobre pendant le gala et je serai sur place pour vous transmettre tout cela !

Mais Saint-Pacôme, ce ne sera pas seulement la soirée, vous pourrez aussi participer aux activités du samedi après-midi à la bibliothèque Mathilde-Massé.

À partir de 13 h 30, vous pourrez échanger avec Norbert Spehner autour de vos polars préférés. Vous pouvez d’ailleurs envoyer votre liste de cinq titres sur la page Facebook de la Société du roman policier de Saint-Pacôme ou bien par courriel à Michel Hudon (m.hudon51@videotron.ca). Je pressens des discussions animées !

Puis à 14 h 30, venez vérifier vos connaissances littéraires pour un quiz polar. Qui aura la chance de gagner les livres sélectionnés par Norbert Spehner ?

Il y a malheureusement une petite touche triste à cette édition. En effet, on devait également y lancer le premier polar de Jacques Mayer, le président fondateur de la Société du roman policier, qui est décédé il y a quelques jours. Mais je suis sûre que les organisateurs auront à cœur de montrer que 14 ans après qu’il l’a créé, le prix Saint-Pacôme va toujours bien !

Un premier pas vers l’automne qui s’annonce aussi très riche en sorties polars au Québec et en France, ainsi qu’en divers projets dont je vous parlerai bientôt. Tout cela a de quoi me donner envie de me replonger dans le bain, sans bouée et motivée !