Retour du département V

Bon, fini le stakhanovisme de la critique, j’essaye de reprendre un rythme normal et de ne pas parler de huit livres en une fois. Le sujet du jour ? Jussi Adler-Olsen et son Effet papillon.

Je suis depuis le premier tome cette drôle d’équipe du Département V. Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, il s’agit principalement de Carl Mørck, flic ayant vécu un évènement traumatisant, insupportable aux yeux de presque tout le monde et bien décidé à en faire le moins possible dans ses journées. On l’a déménagé dans le sous-sol du commissariat pour qu’il se fasse oublier avec une pile de dossiers concernant de vieilles affaires. Pour justifier une subvention plus que confortable utilisée par le reste des enquêteurs, on lui octroie deux assistants, Assad, un Syrien au passé mystérieux, et Rose, secrétaire légèrement disjonctée. Une équipe de choc, comme vous pouvez le voir.

Effet papillonOn commence cette fois-ci bien loin des préoccupations de Carl et de ses relations avec sa copine. Un employé d’un bureau gouvernemental responsable des aides humanitaires disparaît lors de son retour d’Afrique. Pourtant, il ne semblait pas avoir de problèmes particuliers et il adorait sa belle-fille. Sans indices, le dossier s’éteint de lui-même. C’est un jeune garçon qui va découvrir ce qui lui est arrivé. Mais Marco n’a pas de papiers, pas de statut et il est sous la coupe d’un réseau mafieux ; difficile pour lui de prévenir la police.

Une course-poursuite s’enclenche pour rattraper l’adolescent, alors que le département V tombe sur l’affaire un peu par hasard et que Carl décide de s’en occuper avec toute l’obstination dont il est capable quand il fait finalement quelque chose.

Si on a aimé les autres, on aimera probablement celui-là, ce qui a été mon cas. J’avoue que je commence peut-être à un peu me lasser des problèmes de Carl, du moins les personnels, parce que j’attends tout de même qu’on s’attaque aux professionnels dans les épisodes suivants. Mais cela ne m’a pas empêché d’embarquer lorsque Marco prenait le devant de la scène. Et on ne peut pas dire qu’Adler-Olsen ne maîtrise pas son thriller. En passant d’un personnage à l’autre, il nous maintient en alerte, alors que nous nous demandons si ce jeune garçon si débrouillard va vraiment pouvoir échapper à ses poursuivants.

Si je dois être honnête, j’ai préféré le précédent, Dossier 64 ; probablement à cause de l’histoire que je découvrais, celle des femmes qu’on stérilisait de force au Danemark pendant des années, et l’autre sujet, la montée d’un extrémisme, qui nous concerne partout. Mais celui-ci touche à des thèmes importants : l’immigration clandestine en Europe, le trafic humain ou encore la corruption dans l’aide humanitaire, le programme est vaste. Peut-être un peu trop, quand je m’arrête avec un regard plus critique. Ce qui ne m’a pas empêché de plonger dedans sans hésitation et de le lire pour ce qu’il est, un excellent suspense !

Jussi Adler-Olsen, L’effet papillon, Albin Michel, 2015 (Marco effekten, 2012) traduit du danois par Caroline Berg.

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3 commentaires sur “Retour du département V”

  1. belette2911 Says:

    Dossier 64 était fort et m’avait pris aux tripes, ici, c’est le gamin qui m’a pris aux tripes !!


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