Tueurs en série à la chaîne

La dolce vita, c’est fini. Il est temps de quitter les chaleurs pour aller vers le nord. On est déjà en septembre après tout. Mais bon, je n’enterre pas l’été tout de suite, je profite du soleil montréalais et d’un cappuccino et je pars, du moins sur papier, pour la Suède

La première étape sera citadine avec le volume 2 de Dark Secrets de Michael Hjorth et Hans Rosenfeldt. J’avais déjà fait la critique du premier roman de cette série dans la revue Alibis et j’avais aimé ce qui se mettait en place. L’équipe d’enquêteurs prenait de l’épaisseur au fur et à mesure de l’affaire, mais le plus original était le personnage de Sebastian. Il y apparaissait comme un antihéros par excellence : manipulateur, accroc au sexe, à la limite du sociopathe. On avait beau comprendre ce qui l’avait amené là, je le trouvais malgré tout fortement antipathique et en même temps c’est ce qui rendait le livre intéressant.

DiscipleL’homme n’a pas beaucoup changé dans Le disciple. Toujours en conflit avec le reste du monde, obsessif et incapable de se préoccuper d’autrui, il ne semble pas vouloir améliorer son existence. Il s’est mis à dos les policiers menés par Torkel et n’est donc pas concerné par leur nouvelle enquête. Celle-ci promet d’être rude ; il s’agit d’une série de meurtres de femmes. Le gros problème est que le mode opératoire est exactement le même que celui d’un tueur qui est derrière les barreaux. Est-ce simplement un imitateur ou Hinde dirige-t-il le tout de sa prison ? Sebastian n’aura pas le choix d’être intégré à l’équipe lorsqu’il apparaît que le mobile le touche directement.

Mon impression est un peu moins positive que lors du premier volume. Le roman n’est pourtant pas moins bon, il est tout à fait dans la lignée, l’enquête est intéressante, les flics que l’on suit se construisent encore un peu plus. C’est peut-être le caractère extrême de Sebastian qui a fini par me lasser. Ses obsessions deviennent maladives, son mépris pour les autres est toujours aussi palpable, mais la surprise du début se rapproche maintenant du dégoût.

J’ai tout de même eu du plaisir à lire ce polar. On se laisse prendre par l’intrigue, on se demande comment tout cela peut se résoudre et ce suspense reste jusqu’au bout. Peut-être trop d’ailleurs, avec des retournements un peu gros et une fin ouverte un peu facile pour tenir le lecteur en haleine jusqu’au prochain roman. En résumé, pas un mauvais polar, un moment agréable même, mais il en faudra plus dans le numéro trois pour m’enthousiasmer.

On quittera la ville pour les grands espaces suédois dans ma chronique suivante. Stay tuned !

Michael Hjorth et Hans Rosenfeldt, Le disciple, Éditions Prisma, 2014 (Lärjungen, 2011) traduit du suédois par Lucile Clauss.

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