Sur une petite île suédoise

J’avais une petite envie de Scandinavie. Il semblerait que j’y fasse un tour pendant mes vacances et je me suis dit qu’un passage par un polar suédois me mettrait dans l’ambiance. Je ne connaissais pas encore Mari Jungstedt, c’était le moment de la découvrir.

Dandy mourantSes romans nous dévoilent un coin du pays un peu particulier puisqu’ils se déroulent sur l’île de Gotland, située à une centaine de kilomètres de Stockholm et qui compte tout de même 60 000 habitants. On y suit les enquêteurs du poste de police, en particulier l’inspecteur Anders Knutas ainsi qu’un journaliste de Stockholm, Johan Berg.

Dans Le Dandy mourant, le crime arrive très publiquement; Egon Wallin, un galeriste local est retrouvé pendu à une des grandes portes de la ville. Très vite, les policiers comprennent que derrière la façade d’un commerçant et mécène respectable se dissimule quelques secrets; et Knutas se demande si l’homosexualité cachée de la victime pourrait avoir un rapport avec sa mort. Mais l’enquête s’enlise, rien ne semble éclairer ce meurtre. Jusqu’à ce qu’un tableau, le dandy mourant, disparaisse d’un musée de Stockholm. Y a-t-il un lien avec l’affaire? Le peintre était un habitué de Gotland et son homosexualité à lui était annoncée. Lorsqu’un nouveau corps est découvert, l’inspecteur sait qu’il doit se dépêcher s’il ne veut pas voir les cadavres se multiplier.

Je ne dirais pas avoir le coup de foudre immédiat, mais il s’agit tout de même d’une lecture bien agréable. J’avoue que le dépaysement y est pour beaucoup. Il doit être assez original de vivre sur une île aussi petite et éloignée du continent, cela donne une atmosphère particulière. Je sais, je sais, il y en a d’autres, mais ce n’est pas une situation habituelle et cela m’intrigue toujours.

J’ai surtout aimé le héros, Anders Knutas, inspecteur équilibré, pas porté sur la bouteille, qui s’inquiète du bien-être de ses collègues sans trop parvenir à tous les satisfaire. Un homme normal, quoi! D’ailleurs, l’auteur ne rentre pas vraiment dans l’intimité des policiers et ce n’est pas désagréable, au contraire. Il faut dire que je viens de terminer Le gardien de phare de Camilla Läckberg, qui, elle, se penche beaucoup trop à mon goût sur l’existence de ses personnages. Mari Jungstedt se concentre sur l’enquête et je crois que je préfère cela.

Johan Berg est peut-être plus classique des polars actuels dans son rôle de journaliste compétent et fouineur qui met sa vie et celle des siens en danger. J’ai moins accroché aux passages le concernant qui sont d’ailleurs plus personnels aussi.

L’intrigue, volontairement floue au départ, s’éclaire par la suite. On se laisse convaincre d’avoir trouvé le coupable pour ensuite se faire surprendre par la fin. Il y a quelques longueurs selon moi, et une résolution un peu rapide, mais on pardonne à l’auteur qui nous offre au-delà de ça un polar pas mal foutu et un bon moment de lecture.

Mari Jungstedt, Le Dandy mourant, Éditions du Rocher, 2013 (Den inre kretsen, 2012) traduit du suédois par Max Stadler et Lucile Clauss.

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