Le blogue qui tue

Ça n’en a pas toujours l’air mais tenir un blog, c’est du travail. C’est aussi beaucoup de questionnements: jusqu’à quel point peut-on critiquer? Faut-il être négatif ou pas? Peut-on descendre un livre en flamme? Et si on n’aime pas un livre et qu’on connait l’auteur? À mon avis, tout blogueur-critique se les ait posé un jour.

André Marois en a d’ailleurs fait une chronique sur Infopresse: Le blogue qui tue. L’histoire d’un blogueur qui aurait beaucoup plus de pouvoir que moi.

Pourvu que je ne sois jamais confrontée à un dilemme pareil. J’espère pourtant que je saurai aussi bien garder mon intégrité et ma liberté de parole. Parce que si c’est mauvais, c’est mauvais!

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8 commentaires sur “Le blogue qui tue”

  1. andré Says:

    Merci pour le lien. Prochaine étape pour ton blogue: les mille lecteurs quotidiens 😉

  2. Paul Arre Says:

    Bonsoir Morgane,

    Ils doivent être rares ces blogs qui auraient une telle influence :-O
    En tout cas personne ne m’a jamais offert la moindre piasse en échange d’un billet (de toute manière 100$ ce ne serait pas assez, haha!)

    D’après ce que je vois, pour l’immense majorité des « blogolecteurs » le blog n’est rien de plus qu’une sorte de club de lecture électronique, un moyen de s’échanger des idées, de parler d’auteurs dont on aime les œuvres. L’objectif numéro un n’est pas la critique en soi.
    D’ailleurs les billets négatifs ne sont pas très nombreux et c’est normal: nous lisons ce qui est susceptible de nous intéresser/plaire.

    Mais « faut-il être négatif »? A mon avis il faut se permettre de l’être, car quel serait l’intérêt de bloguer si c’est pour s’autocensurer?
    Lorsqu’un bouquin nous déçoit ou nous irrite, il est toujours possible de le dire en expliquant pourquoi. Si les blogolecteurs devaient s’interdire les opinions défavorables, il ne nous resterait plus qu’à recopier les quatrièmes de couv (et vu qu’elles sont parfois fort mal faites ce ne serait pas un grand progrès) 😉

    Le cas des services de presse peut poser problème aux blogueurs qui culpabilisent un peu trop facilement. Une excellente solution pour s’éviter les « crises de conscience » consiste à les refuser. Une approche plus souple consiste à sélectionner très soigneusement ce genre d’offres: ne pas demander un bouquin simplement parce qu’il est gratuit, mais se limiter strictement aux titres qui nous attirent *vraiment*.

    Le point important c’est de ne jamais oublier ce qui nous anime: l’amour des livres. Tant qu’on garde ce cap, qu’on lit pour se faire plaisir et qu’on reste poli, on peut dire ce que l’on veut sans se soucier d’avoir du « pouvoir » ou pas.

    (oulah, j’ai été bien bavard… désolé!)


  3. La question du rôle et de l’objectivité de la chronique web par rapport au monde éditorial est évidemment centrale. Il y a quelque temps de cela, nous l’avions déjà abordée ici : http://noirbazar.forum-actif.info/t854-question-critique

    Je trouve la description de Marois très pertinente, d’autant qu’elle n’oublie pas de placer en premier la question de l’ego du blogueur. La contribution de Arre, comme celle d’Hoel dans le sujet de Noir Bazar, relève de l’angélisme.

    • Morgane Says:

      Questions difficile et je dois dire que je me reconnais à la fois dans les réponses de Paul Arre et du Vent Sombre. L’ego du blogueur est évidemment très important je pense. On ne passe pas autant de temps gratuitement sur quelque chose sans penser qu’on en vaut la peine. C’est peut-être avoir une haute idée de soi-même mais il y a un peu de ça quand même, on a envie d’exister dans le monde polar et de s’y faire la place. En tout cas, sans vouloir être carriériste, c’est un peu mon cas. Cela veut d’ailleurs aussi dire échanger et faire de nouvelles rencontres.
      Pour la critique négative, je suis d’accord avec le fait qu’on en fait moins parce qu’on choisit ce qu’on lit. Étant libraire, j’ai assez de livres qui me passent dans les mains pour avoir une idée de ce qui va me plaire ou pas. Par contre, je peux me tromper et dans ce cas-là, je n’ai aucun problème à en parler négativement. C’est vrai que je le fais moins puisque je ne fais pas une critique de tous les livres que je lis par manque de temps; au moment de choisir, j’aurai tendance à prendre celui que j’ai aimé pour en faire la promotion.
      En ce qui concerne les Services de Presse, j’en reçois, bien évidemment et de plus en plus. Mais effectivement, je ne le dis pas et je ne vois pas où est le problème. Là encore, c’est peut-être un réflexe de libraire puisque dans ce cadre, j’en reçois aussi beaucoup des diffuseurs. Mais le SP n’est pas un cadeau mais un outil de travail. Si je dois vendre le livre, il faut que je le lise. Rien ne m’oblige à l’aimer ni à en dire du bien. C’est un pari de l’éditeur et du diffuseur, ils croient en leur livre et ont envie de partager, à nous de voir ce qu’on en fait.
      C’est sûr qu’on ne peut nier le copinage mais je crois qu’il existe depuis les débuts de la critique qu’elle soit papier ou web. Au lecteur de faire la part entre le critique moins critique et celui qui essaye de conserver son objectivité.

      • Paul Arre Says:

        Bien sûr que l’ego des blogueurs est important. Il est aussi important que celui des collectionneurs de timbres (de douteux mégalos qui exhibent leurs collections en public), des vacanciers (qui n’hésitent pas à vous infliger leurs 2 Go de photos de vacances à Cuba), des joueurs de curling du dimanche (ils vont jusqu’à organiser des tournois, bien évidemment dans l’espoir vulgaire de l’emporter et d’attirer l’attention), etc.

        Non seulement je ne vois pas bien où est le problème, mais en prime le flattage d’ego est-il la motivation principale de la plupart des collectionneurs de timbres, preneurs de photos du dimanche, joueurs de curling… ou blogolecteurs (qui très souvent restent anonymes et ne tirent aucun profit de leur hobby)?

        Me semble qu’il n’y a aucun risque de confusion entre le cahier littéraire du Devoir et leslivresdepapymougeot.blogspot.com

  4. Dialog Says:

    Qu’est-ce que l’ego sinon la conscience de soi, de ses goûts, de ses dégoûts, de ses origines et de ses désirs, de ses sentiments, de ses marges de manoeuvre, de l’éducation reçue et du conditionnement subi ?

    C’est aussi la conscience de soi parmi d’autres qui ont aussi conscience d’eux.

    Un ego surdimensionné serait celui qui ne tient pas compte de cette dernière donnée dans ses rapports aux autres.

    • Morgane Says:

      Je n’aurai pas mieux dit. Je vais donc essayer d’éviter le surdimensionné en restant à l’écoute des autres 🙂


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