Les émotions d’une libraire

Les plaisirs d’être libraire sont nombreux, c’est sûr! Mais rencontrer un éditeur comme François Guérif en petit comité avec seulement une dizaine d’autres libraires est un privilège rare. Tout d’abord, l’homme est tout de même à l’origine de Rivages/Noir, à mon avis une des meilleures collections de polar en France. Ensuite, il est celui qui a découvert James Ellroy, publié Dennis Lehane, Jim Thompson, Donald Westlake, la liste est longue. C’est le genre de rencontre qui me stupéfait à chaque fois; me voilà moi, petite libraire (par la taille au moins), à une poignée de main de Paco Taibo II. Enfin, François Guérif a été libraire spécialisé polar avant de devenir éditeur faisant le lien entre deux métiers qui se retrouvent trop souvent éloignés alors qu’ils sont issus de la même passion.
Clairement une rencontre que je n’aurai raté pour rien au monde et je n’ai vraiment pas été déçue. C’était simple, chaleureux et passionnant de découvrir ses motivations d’éditeur, son lien avec ses auteurs. Ce qui est surtout ressorti et que j’admire, c’est le respect porté à l’auteur, puisqu’il désire toujours publier l’intégralité de l’œuvre, mais aussi le respect du texte avec le souci apporté à la traduction (parfois même refaite quand le besoin s’en fait sentir).

Il est certain qu’un éditeur essaie toujours de vendre son fond à un libraire mais quand il s’agit de cet éditeur et de ce fond, la libraire est gagnée d’avance! Est-ce que j’ai eu droits à quelques scoops? Allez, peut-être un ou deux, mais des pas très secrets: il nous faudra attendre début 2010 pour la fin de la trilogie de James Ellroy (je sais, c’est loin) et un nouveau James Lee Burke s’annonce. Et puis ce qu’il nous a raconté est tout de même accessible à tous (mince alors, j’aime bien être privilégiée moi) puisque la maison d’édition a mis en ligne des entretiens avec ses auteurs et avec Guérif où il nous dit tout de son parcours. Ça vous dit un tête-à-tête avec David Peace? Rivages en images
Maintenant, je me précipite lire les nouveautés que je n’ai pas encore lu, chez Rivages bien sûr. La promotion marche à fond avec moi. Est-ce que ça manque autant de temps pour lire qu’un libraire, un éditeur?

Publicités
Explore posts in the same categories: News

Étiquettes : ,

You can comment below, or link to this permanent URL from your own site.

3 commentaires sur “Les émotions d’une libraire”

  1. Liceal Says:

    De tels rencontres sont rares. Heureuse que tu aies pue en profiter! Quand ce ne sont pas les éditeurs qui se promènent en librairie en sautillant (là j’exagère, mais j’aimerais voir ça, un jour un éditeur sautiller), ce sont les délégué commerciaux de la maison d’édition…Je pense que mes trois petits points suffisent à exprimer toute mon admiration pour ces monsieur (et madame, soyons pas sexistes)chiffres.
    En tout cas,encore de belles lectures en perspectives! La question est: quand, mais quand vais-je enfin réussir à prendre du temps pour les lire.
    Bon, c’est décidé, j’arrête de dormir

  2. Richard Says:

    Chère libraire,
    Je te trouve bien chanceuse d’avoir vécu cette belle rencontre. Tout un privilège !!!
    Juste un peu d’envie mais en même temps, juste le goût de partager avec toi cette expérience extraordinaire pour des amateurs du genre.
    Au plaisir d’en discuter avec ma libraire préférée.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :