Cold England

Voilà une nouvelle enquête de l’inspecteur Banks, bien sûr aidé de l’indispensable inspectrice Annie Cabbot. Depuis que j’ai découvert cet auteur, je retrouve toujours avec plaisir cette atmosphère anglaise avec ses pubs et son temps parfois pluvieux (d’accord, c’est cliché mais ça marche).
Banks enquête sur le viol et le meurtre d’une jeune femme dans une ruelle mal famée d’Eatsvale, Annie, elle, a été envoyé à l’extérieur et se retrouve avec le meurtre d’une paraplégique sur les bras. Y-a-t-il un lien entre les deux affaires? La deuxième ramène en tout cas le passé à la surface puisque la victime  était au centre d’une ancienne enquête que Peter Robinson nous avait raconté dans Beau monstre.
L’histoire est bien ficelée et la description des relations humaines toujours  juste, surtout entre Annie et Banks. Peut-être Annie Cabott a-t-elle la mauvaise habitude de se mettre en danger et les hasards des rencontres servent parfois le récit un peu facilement, mais on pardonne quand on est pris par l’intrigue.
Un point négatif? Ce sera définitivement la couverture. Pourquoi faut-il à tout prix transformer une bonne enquête en ambiance suspense digne de certaines auteures américaines? Mais bon, on s’éloigne de l’écriture et du travail de Peter Robinson et je ferai sûrement  un jour un post sur les couvertures.
Il est intéressant aussi de noter que malgré l’ambiance très british, l’auteur même si né en Angleterre est Canadien et ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de lire du polar du Canada anglophone.

Peter Robinson, L’Amie du diable, Albin Michel, 2009 (Friend of the devil, 2007) traduit par Valérie Malfoy.

Publicités
Explore posts in the same categories: Polar

Étiquettes : ,

You can comment below, or link to this permanent URL from your own site.

3 commentaires sur “Cold England”

  1. cynic63 Says:

    J’ai adoré ce roman. C’est vraiment un style excellent en plus…Mention spéciale aux descriptions des petits-déjeuners. J’attends la suite avec impatience.
    Hors-sujet: comment on s’abonne chez toi? Pense à intégrer un flux rss….
    A plus

  2. Dialog Says:

    J’avais bien aimé ce roman.

    Surtout les atmosphères d’intérieurs; à chaque description d’une rencontre dans un pub, à la maison de retraite, dans une maison privée lors d’un party, dans l’auto, dans l’entrepôt où a eu lieu le meurtre, etc. j’avais l’impression d’y être, d’être ce qu’on appelle en psychosociologie, un observateur-participant, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas le droit d’intervenir mis qui vit intensément par vicariat tout ce que tout un chacun vit dans le groupe concerné.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :