Archive for the ‘Réflechissons un peu’ category

La libraire fâchée noir!

31/10/2013

Le monde du livre est en effervescence au Québec: discussion sur le prix unique, négociation pour le numérique, volonté de professionnaliser les libraires. Il y a beaucoup à dire et encore plus à réfléchir. Probablement que la majorité de la population ne s’en aperçoit même pas (et il y en sûrement beaucoup qui s’en foutent!). Moi, j’en parle tout le temps et je me rends compte que je n’ai jamais écrit un mot ici, sauf pour inciter à acheter en librairie indépendante. Alors que finalement, libraire ou blogueuse, ma volonté est la même: faire découvrir des auteurs et des livres pour, je l’espère, le plus grand plaisir du lecteur.

Il aura fallu Marie Laberge et Arlette Cousture pour que j’aie envie de me lâcher! J’explique rapidement pour mes lecteurs français. Ces deux auteures, relativement connues ici tout de même, ont décidé chacune dans leur coin de garder leur version numérique et de les vendre toutes seules sur leur site internet. Le discours est en général le suivant: l’auteur est le dernier payé, il gagne une misère et mérite beaucoup plus. Alors, c’est vrai, on ne parle que du numérique, pas du papier et cela ne révolutionnera sûrement pas toute l’industrie. Mais quand même, cela montre une tendance assez triste. Et Marie Laberge ajoute de la condescendance en ne sortant pas le numérique de son livre tout de suite pour « laisser la chance aux libraires ». Non, c’est gentil, fallait pas!

En plus, je suis d’accord, l’auteur mérite beaucoup plus, il est tout de même le créateur. Malheureusement, la culture, ça ne paye pas beaucoup et toute la chaîne vit la même réalité. Je ne suis pas spécialiste, je ne me lancerais donc pas dans les chiffres. Il y a de grands groupes qui font de l’argent, si, si. Je peux quand même promettre sur la tête de mon chat que ce n’est pas moi, la libraire, qui pique tous les royalties de Marie Laberge sur les ventes: mon appart est plutôt petit, je n’ai pas de voiture et j’ai appris à compter. Bien sûr, le vélo, c’est aussi mon côté écolo, mais mon portefeuille est bien content que je roule vert. Et ce n’est pas du misérabilisme: je n’ai besoin de rien de plus, j’adore mon travail, je me sens utile et ça vaut bien un gros salaire tant que j’arrive à en vivre. Et je peux vous assurer que c’est le portrait de la majorité des libraires autour de moi!

Je trouve donc un peu désolant (et très fâchant) que des auteurs qui ont été soutenus à leur début par les libraires, et qui ne seraient probablement pas aujourd’hui aussi connus, décident le succès venu de tourner le dos à ceux qui les ont aidés comme s’ils n’existaient pas.

Et puis, des réussites internet, il y en a eu quelques-unes, sûr! Prenez Fifty Shades of grey! Mais je ne suis vraiment pas certaine, vu la profusion de textes que les bons romans arriveront à s’y faire une place et ça, ce serait encore plus enrageant.

Et puis, si je dis tout ça, moi, ce n’est pas juste pour pouvoir continuer à payer mon trois et demi et l’huile de mon vélo! C’est parce que j’y crois à l’utilité d’une bonne librairie: pour conseiller, mais aussi pour tenir du fond et toutes les petites nouveautés originales et méconnues que vous n’auriez pas vues sans cela!

Que toutes les librairies de quartier ne soient pas idéales, j’en conviens. Que le monde du livre ait besoin de se réinventer et que le numérique se travaille autrement, j’en suis bien consciente. N’empêche qu’un auteur sans passeurs, c’est souvent un auteur sans lecteurs!

Fin de semaine polardeuse à Saint-Pacôme!

07/10/2013

Me voilà de retour! D’où? Mais de Saint-Pacôme évidemment. Ceux qui me suivent sur Facebook et Twitter le savent (et oui, la fille est connectée), j’ai passé cette dernière fin de semaine dans le Bas-du-Fleuve dans la capitale mondiale du roman policier.

Comme chaque année depuis douze ans, on y a récompensé le roman policier québécois de l’année et comme chaque année depuis trois ans, j’ai eu le plaisir d’y aller aussi.

Je l’ai déjà écrit, Saint-Pacôme est un beau petit village près de Kamouraska et ce samedi 5 octobre, c’est le polar qui était à l’honneur.

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La table ronde

L’après-midi a commencé par une table ronde sur le thème du Polar sur le divan. Dans les fauteuils: Martin Michaud, André Jacques, Geneviève Lefebvre, Norbert Spehner et René Racine, psy de son état, avec Éliane Vincent pour interroger tout ce beau monde.

Verdict: la réalité dépasse souvent la fiction, même si les auteurs prennent beaucoup de liberté pour mieux nous tenir en haleine. Vous imaginez si tous les tueurs en série de papier existaient vraiment! Mais le roman policier permet une catharsis pour le lecteur (et probablement pour l’écrivain aussi). Tout se résout ou presque, la normalité est rétablie.

Une chose est sûre, la psychologie joue une part de plus en plus importante dans le polar actuel et les auteurs travaillent au réalisme de leurs personnages. La question posée par Martin Michaud n’a par contre pas été réglée: quel serait le diagnostic du psy présent sur tous ces auteurs?

Suivait le cocktail de monsieur le maire à la bibliothèque. Vous devriez voir le lieu: de grandes baies vitrées ouvrent sur la rivière Ouelle, un plaisir pour s’installer et lire.

Et enfin, ce que nous attendions tous, le gala en lui-même. La salle avait été décorée pour l’occasion et donnait parfaitement le ton de la soirée, de vieux polars aux murs et sur les tables nous ont permis de découvrir quelques quatrièmes de couverture plutôt drôles. Le souper était excellent comme d’habitude. Voilà pour le cadre.

Et les résultats alors?

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Martin Michaud fait son discours!

Il y avait trois finalistes pour le prix Saint-Pacôme: Mario Bolduc avec La nuit des albinos (Libre Expression), André Jacques avec De pierres et de sang (Druide) et Martin Michaud avec Je me souviens (Goélette). Le vainqueur a été annoncé à l’issue de la soirée, mais je ne ferai pas durer le suspense, c’est Martin Michaud qui a reçu le prix. C’était d’ailleurs son deuxième puisqu’il l’avait déjà eu pour La chorale du diable en 2011. Félicitations aux autres finalistes aussi qui méritaient largement leur place à la table.

Mais d’autres ont été récompensés! Geneviève Lefebvre a obtenu le prix coup de cœur du club de lecture pour La vie comme avec toi aux éditions Libre expression. Et j’en suis très heureuse puisque je fais partie des membres et que nous l’avions choisie parmi les 35 livres en lice. 2013 aura également vu l’apparition d’un nouveau prix, celui de la relève ou coup de cœur du jury qui sera offert à un roman que le jury officiel veut mettre à l’honneur. C’est Jean Charbonneau qui l’a reçu pour Tout homme rêve d’être un gangster publié chez Québec-Amérique.

Finalement, les auteurs débutants ne sont pas en reste avec le concours de nouvelles. Cette année, c’est Chloé Barbe qui a gagné et j’en parle parce qu’elle avait déjà été remarquée du côté junior en 2011 et que je lui ai aussi remis un prix pour une nouvelle dans un concours de l’Université de Montréal. Un nom à surveiller! J’ai l’impression qu’on va la voir bientôt dans le paysage littéraire!

Ce fut donc une soirée chargée en récompenses et qui a mis à l’honneur le polar d’ici et c’est tant mieux.

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous dans quelques semaines à Mission encre noire, puisque j’ai ramené dans mes bagages un peu de son que j’ai envie de partager!

Nous sommes reparties le lendemain vers Montréal après un déjeuner en très bonne compagnie en nous disant à l’année prochaine. Parce qu’il n’y a aucun doute là-dessus, je reviendrai! J’ai rencontré là-bas des passionnés qui sont devenus mes amis-de-l’est et je rentre chaque année chargée à bloc avec l’impression de faire partie de quelque chose d’important qui aide les auteurs!

Alors, merci à toute l’organisation pour cette très chouette fin de semaine toujours conviviale et chaleureuse et pour tous vos efforts pour parler des polars québécois et puis merci spécial à Éliane bien sûr, à Claudette pour l’accueil et à tous mes collègues du club de lecture! Pour des photos, allez donc voir chez Richard de Polar, noir et blanc, il a mitraillé de tout côté. Et si vous voulez des détails, suivez la Société du roman policier sur Facebook!

Mes entrevues aux Printemps meurtriers, tome 6

25/07/2013

Et voilà ma dernière entrevue des Printemps meurtriers 2013! J’espère pouvoir vous en offrir de nouvelles l’an prochain. Poser des questions à des écrivains que j’ai pendant quelques instants juste pour moi est très agréable; et au-delà de transmettre leurs mots, je prends beaucoup de plaisir à les écouter moi-même.

En attendant 2014, voici l’occasion pour ceux qui ne le connaissent pas encore de découvrir Jean Lemieux. Cet auteur n’a pas peur de changer de style puisqu’il écrit autant pour les enfants que pour les adultes. En polar, il nous a offert plusieurs enquêtes mettant en scène son héros André Surprenant, toutes publiées à La Courte Échelle. Dans les premiers romans, il nous embarquait dans les Îles-de-la-Madeleine, en créant une atmosphère dans laquelle on sentait les odeurs d’embruns; j’avais beaucoup aimé On finit toujours par payer et Le mort du chemin des Arsène. Son dernier, L’homme du jeudi, voyait le policier déménager à Québec. Vous pourrez en savoir un peu plus sur son site internet.

J’ai profité de sa présence à Knowlton pour l’interroger sur son lien avec les îles et ses projets d’écriture. Comme les autres, il m’a donné beaucoup plus que je n’aurais osé demander. Ils sont donc généreux ces auteurs de polar!

Comme je le mentionne à chaque fois, j’ai fait ces entrevues en collaboration avec mes collègues d’Airelibre.tv, une web télé culturelle. N’hésitez pas à aller voir sur leur site, vous y trouverez les entretiens que j’avais faits l’an dernier aux Printemps ainsi que de nombreuses autres émissions!

Mes entrevues aux Printemps meurtriers, tome 5

16/07/2013

On continue les Printemps meurtriers avec, cette fois-ci, un des invités étrangers. Jacques Saussey a publié trois romans aux éditions des Nouveaux Auteurs. Le dernier, Colère Noire, avait été une très agréable surprise pour moi, j’en parlais ici. Il a eu, comme les autres auteurs que j’ai rencontrés, la gentillesse de répondre à mes quelques questions entre deux tables rondes et après quelques signatures.

On espère le revoir bientôt au Québec, ce qui ne devrait pas être difficile puisqu’il aime beaucoup la province qu’il commence à bien connaître. Son deuxième roman se passait d’ailleurs en partie par chez nous. Si vous avez envie de mieux le découvrir, vous pouvez visiter son blogue où vous retrouverez des informations ainsi que ses lectures. Vous pourrez constater qu’il est parti de Knowlton les valises pleines de livres d’ici!

Comme je le mentionne à chaque fois, j’ai fait ses entrevues en collaboration avec mes collègues d’Airelibre.tv, une web télé culturelle. N’hésitez pas à aller voir sur leur site, vous y trouverez les entretiens que j’avais faits l’an dernier aux Printemps ainsi que de nombreuses autres émissions!

Mes entrevues aux Printemps meurtriers, tome 4

09/07/2013

On reste chez les Québécois pour cette quatrième entrevue. Richard Ste-Marie s’est fait connaître avec son titre L’inaveu publié aux éditions Alire. Il a reçu pour ce roman le prix Coup de coeur de Saint-Pacôme l’an dernier et il était finaliste au prix Arthur-Ellis en 2013.

Son livre Un ménage rouge est paru il y a quelques mois, toujours chez Alire. Il s’agit en fait d’une réécriture d’un texte publié quelques années auparavant. J’en avais fait la critique ici. Vous pouvez également lire ses nouvelles dans la revue Alibis à laquelle il participe régulièrement.

Il nous dit cela et bien d’autres choses dans l’entretien qui suit. Merci à lui qui a accepté très gentiment d’être mon cobaye dans le maniement des micros-cravates et des divers branchements d’une machine qui m’intimidait encore un peu.

Comme je le mentionne à chaque fois, j’ai fait ses entrevues en collaboration avec mes collègues d’Airelibre.tv, une web télé culturelle. N’hésitez pas à aller voir sur leur site, vous y trouverez les entretiens que j’avais faits l’an dernier aux Printemps ainsi que de nombreuses autres émissions!

Mes entrevues aux Printemps meurtriers, tome 3

04/07/2013

Retour aux auteurs québécois avec Mario Bolduc. Auteur de plusieurs romans, il a créé entres autres le personnage de Max O’Brien, voleur plus que sympathique. J’avais découvert ce personnage et son auteur avec la troisième enquête, La nuit des albinos, qui avait été une excellente surprise et dont j’avais fait la critique dans le numéro de l’automne dernier de la revue Alibis. Le texte est en ligne ici. Il vient d’ailleurs de recevoir le prix Arthur-Ellis pour ce livre.

À Knowlton, il m’a expliqué pourquoi il avait choisi un escroc pour héros et ce qui lui avait donné envie de parler de l’Afrique et plus particulièrement des albinos.

Comme je le mentionne à chaque fois, j’ai fait ses entrevues en collaboration avec mes collègues d’Airelibre.tv, une web télé culturelle. N’hésitez pas à aller voir sur leur site, vous y trouverez les entretiens que j’avais faits l’an dernier aux Printemps ainsi que de nombreuses autres émissions!

Mes entrevues aux Printemps meurtriers, tome 2

29/06/2013

Pour cette deuxième entrevue, place à l’une des invités européens présents pour l’occasion. Karine Giébel a déjà un certain nombre de romans à son actif, la plupart publiés chez Fleuve noir. Son dernier, Purgatoire des innocents, est arrivé il y a quelques semaines en librairie. Elle aime nous placer dans la position de la victime et instiller la peur page après page!

Comme tous les autres auteurs, elle a accepté très gentiment de répondre à mes questions et de nous en dire un peu plus sur ses romans et son rapport au polar.

Je rappelle que j’ai fait ses entrevues en collaboration avec mes collègues d’Airelibre.tv, une web télé culturelle. N’hésitez pas à aller voir sur leur site, vous y trouverez les entretiens que j’avais faits l’an dernier aux Printemps ainsi que de nombreuses autres émissions!

La liberté du tueur en série

24/06/2013

« Je suis le seul, l’unique, le tout premier véritable tueur en série. » C’est ainsi que commence la confession du héros des Effets pervers. Quoique, confession n’est pas le mot qui convient. Cela signifierait qu’il a envie de se repentir, ce qui n’est absolument pas le cas. Le terme aveu serait plus juste. L’homme nous explique ce qui a provoqué ses gestes et son parcours; tout est réfléchi, le tueur est philosophe. Il veut prouver sa liberté jusqu’au-boutiste, son détachement de tout et selon lui, cela passe par le meurtre. Pour cela, il lui faut nous dire ses morts, car il y en a plusieurs, dont certaines assez violentes. La police est après lui, les médias l’ont surnommé le Scorpion, les psychiatres l’analysent, on le définit partout. L’aboutissement de l’histoire lui semble inévitable, le cycle ne peut se terminer que par sa fin à lui. La question est: comment la réaliser en étant acteur et non victime? C’est vers cette réponse qu’il nous mène tout au long du récit.

Effets perversSentez-vous mon embarras à parler de ce livre? Je cherche mes mots. Ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé, bien au contraire, sauf qu’on est loin de mon territoire habituel. S’il faut jouer sur la classification, Les effets pervers n’est pas un polar, ni même un roman noir, c’est plutôt un roman philosophique. Et c’est là que je perds mon vocabulaire, car j’ai l’impression de ne pas avoir les références nécessaires et que j’ai besoin de parler mieux. Tout cela doit s’entendre comme un compliment. Martin Gagnon m’a déstabilisé et m’a entraîné sur un terrain méconnu tout en me faisant avancer et réfléchir. Et il y en aurait des choses à développer! Sur la liberté qui n’est qu’illusion, sur l’être humain, l’orgueil et la mort.

Au-delà du fond, il y a la forme. J’ai aimé le style, les trouvailles de vocabulaire et la poésie de nombreuses expressions. C’est un texte qui a été poli par l’auteur et qui donne autant de travail au lecteur. Impossible de l’avancer entre deux stations de métro, il faut se plonger dedans. Cela se mérite et en même temps, l’écriture facilite l’exercice. Équilibre difficile à obtenir, me semble-t-il. Seul bémol, la fin m’a paru un peu légère, trop abrupte; le reste du récit me faisait attendre une conclusion plus profonde et plus frappante. Dommage, car le tout tenait très bien la route jusque-là.

Ai-je réussi à transmettre ce que j’ai ressenti? Pas sûre. Mais j’ai essayé, et si vous ne me comprenez pas, lisez-le et on s’en reparle.

Martin Gagnon, Les effets pervers, Le Quartanier, 2013.

Mes entrevues aux Printemps Meurtriers, tome 1

22/06/2013

Les Printemps meurtriers de Knowlton sont terminés depuis un mois déjà, mais il nous reste les bons souvenirs. Certains des miens ont même été enregistrés. J’ai eu le plaisir de pouvoir poser quelques questions à six auteurs invités pour l’occasion et je vais vous présenter ses rencontres sur les prochaines semaines.

J’ai fait ses entrevues en collaboration avec mes collègues d’Airelibre.tv, une web télé culturelle. N’hésitez pas à aller voir sur leur site, vous y trouverez les entretiens que j’avais faits l’an dernier aux Printemps ainsi que de nombreuses autres émissions!

À tout seigneur, tout honneur, Johanne Seymour aura la parole la première! Il faut quand même souligner qu’il n’y aurait pas de Printemps Meurtriers sans elle, puisqu’elle est la fondatrice de ce très chouette festival. Mais c’est plutôt l’auteure que j’avais envie d’interroger. Elle nous parle donc de son rapport à l’écriture et au polar, de son héroïne Kate McDougall, mais également de ce qui l’a poussé à réaliser cette folle entreprise de réunir chaque année des auteurs de polars dans la petite ville de Knowlton. Elle a été d’une grande générosité dans ses réponses et je l’en remercie.

Bilan avant la fin du monde

15/12/2012

Et oui, voici revenu le temps des bilans, voire même du dernier si la fin du monde s’en vient vraiment! Mais, bon, comme j’ai vaguement un doute, je vais tout de même faire mes cadeaux de noël et puis si je me suis trompée, je n’aurai pas le temps de regretter mes achats.

Laissons les Mayas de côté et repassons au sujet du jour: le top 5 de 2012.

Comme chaque année, j’ai fait l’exercice avec mes collègues en librairie. J’avoue que j’ai eu des années où j’ai trouvé cela plus évident. L’impression est un peu la même par contre, je me dis chaque fois que j’aurai pu prendre ce titre-là ou rajouter celui-ci et il y a les livres auxquels je n’ai pas droit puisqu’ils ne sont pas sortis dans l’année. Et puis, mince, un classement, cela reste toujours discutable et propre à chacun au moment où il le fait. Et j’assume totalement. Du polar, mais pas que, un peu de québécois, du Gallmeister par deux fois et voilà le mien!

Bandeau-Morgane 2012

À la trace de Deon Meyer, Seuil

Je me souviens de Martin Michaud, Goélette

Mayonnaise d’Éric Plamondon, Quartanier

Pike de Benjamin Whitmer, Gallmeister

Le sillage de l’oubli de Bruce Machart, Gallmeister

Si je pouvais choisir un titre plus ancien, ce serait clairement La griffe du chien de Don Winslow.

Puisque j’aime bien me comparer, j’ai deux romans en commun avec Norbert Spehner dans La Presse (À la trace et Je me souviens).

Si ça vous tente, vous pouvez aussi aller voir les sélections de mes collègues, pas de polar mais que du bon. C’est ici.

Et vous, un petit top 2012?


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