Des zombies et des hommes.

Couverture Dylan Dog Case Files

Avant Mulder, il y avait Dylan Dog. L’enquêteur des choses occultes, créé par l’auteur italien Tiziano Scalvi dans les années 80, est a découvrir de toute urgence grâce à l’éditeur américain Dark Horse qui a eut la riche idée de compiler les sept histoires traduites en anglais en un seul volume.

Ancien inspecteur de Scotland Yard, Dylan Dog habite à Londres au 7, Craven Road, clin d’œil de Tiziano Scalvi au réalisateur de films d’horreur Wes Craven. Bien évidemment, notre héros n’habite pas seul, à l’instar de Sherlock Holmes, il est affublé d’un assistant, le fidèle Félix à la logorrhée envahissante et parsemée de jeux de mots horripilants. Celui-ci ne s’est pas toujours prénommé ainsi. En effet, dans la version originale Félix s’appelait Groucho, hommage de l’auteur au plus populaire des Marx Brothers. Malheureusement les héritiers du défunt comique mirent leur holà et Groucho devint Félix.

Les histoires qui composent The Dylan Dog Case Files sont traversées par des esprits maléfiques, des freaks, des tueurs en séries et des femmes. Beaucoup de femmes. Dylan Dog, cœur d’artichaut, tombe amoureux d’une femme sulfureuse à chaque aventure. Il est un redoutable charmeur doté d’un sourire ravageur mais, comme on l’apprend dans l’une de ses aventures, atteint d’un sévère complexe d’Œdipe. Bien moins simpliste qu’on ne pourrait le penser au premier abord, les histoires écrites par Tiziano Scalvi sont riches et vont bien au-delà du banal combat du bien contre le mal. À la manière de son compatriote et cinéaste George A. Romero, il utilise des histoires teintées d’horreur et de fantastique pour égratigner tout ce qui l’insupporte, et la liste est longue. Des journalistes de tabloïds sans vergognes  assoifés de sensationnel à la bourgeoisie conservatrice bien pensante, en passant par les flics pourris et la société en général qui rejette tout ce qui sort du rang.

Ce pavé de près de 700 pages est un vrai bonheur à parcourir et une belle découverte. Bien servi par un dessin en noir et blanc, on plonge dans les aventures de Dylan Dog avec beaucoup de plaisir et la satisfaction de tenir entre les mains une perle de la BD européenne pas assez connu.

Tiziano Scalvi, The Dylan Dog Case Files, Dark Horse, 2009.

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